Pathet Lao garde d’honneur au Wat Ong Teu, Vientiane, Novembre 1974

LE LAOS, LE PAYS QUI N’EXISTAIT PAS

de Sengthe Vanh Bouapha
Installation Vidéo (En cours de production – 2015)


ORIGINE DU PROJET ET DEMARCHE DE L’AUTEUR

Dès 1975, des milliers de laos fuient leur pays, menacés par l’arrivée au pouvoir du Pathet Lao (parti communiste). Aujourd’hui, presque 40 ans sont passés depuis leur arrivée en France, et si leur intégration semble s’être progressivement réalisée, leur rapport à leur pays d’origine reste encore trouble et douloureux.

En 2013, Sengthe Vanh Bouapha, vidéaste et plasticien d’origine Lao, fait la connaissance de l’association France Solid’Asie (loi 1901), un regroupement de jeunes français eux aussi d’origine Lao qui réalise des actions humanitaires pour développer l’éducation au Laos. Les membres de l’association et leur quête de précision sur leurs origines le renvoient à de multiples questionnements personnels, qui évoluent et prennent de l’impact à mesure qu’il s’intéresse et s’implique dans leur démarche : Qu’est-ce que le Laos pour lui ? Et qu’est-il pour les jeunes, ce pays qui a vu naître leurs parents mais qui n’est plus le même? Comment se concilient leur Laos imaginaire et le Laos actuel ? De même, comment sont-ils alors perçus par la population autochtone ? Sont-ils des enfants prodigues ou de total étrangers ? Et en généralisant ces questionnements, pour les immigrés ou les enfants d’origine étrangère, le pays d’origine existe-t-il vraiment ?

L’INSTALLATION VIDÉO

En prenant ces différents questionnements comme axe de recherche, Sengthe Vanh Bouapha a pour intention de capter l’expérience des bénévoles de l’association France Solid’Asie lors des travaux de construction de l’école et la parole des villageois de Ban Hat Khang pour les confronter. Cela prendra la forme d’une installation regroupant 3 vidéos : 2 vidéos traditionnelles et une au contenu auto-généré.

La première vidéo aura pour but de capter le travail des bénévoles français, leurs impressions à chaud, leur rapport avec les autochtones, leur degré d’implication et d’ouverture.

La deuxième se concentrera sur les villageois pour les interroger sur leur vision de l’action ainsi que sur l’implication, la démarche, l’approche, le comportement et les coutumes des jeunes.

Enfin, la dernière sera un montage aléatoire et sans cesse renouvelé des différents témoignages, villageois et jeunes confondus.

Chacune des vidéos sera diffusée dans des espaces de projection isolés.


Si vous souhaitez soutenir le projet de construction d’un école au Laos mené par France Solid’Asie, rendez-vous sur la page ulule du projet : Solidaires avec les enfants du Laos.