ECRITURE L’ARRESTATION (Titre Provisoire)

de David Da Costa
En cours de production (2015)


SYNOPSIS :

A bord d’un wagon tracté en pleine canicule, des prisonniers républicains Espagnols débattent sur la possibilité d’organiser une évasion. Dans cet enclos qui fait désormais office de forum, des conceptions se confrontent pour résoudre le dilemme qui s’offre à eux : envisager la survie dans l’attente ou dans l’action.

ORIGINE DU PROJET :

Le court métrage de fiction dont l’intrigue prend place pendant la guerre civile d’Espagne est une adaptation de la nouvelle « L’Arrestation » issue du recueil « Le Trésor de la guerre d’Espagne » qui a obtenu le Prix Boccace en 2012 (Editions Zulma).
Cette nouvelle de l’écrivain et poète Serge Pey est tirée de faits réels rapportés par des témoins de cette même guerre. Elle rapporte le périple d’un faussaire qui est arrêté avant d’être torturé puis jeté dans un wagon.
L’auteur du film a réécrit l’histoire en ne conservant que la partie de la nouvelle qui se déroule dans le wagon et qui aborde la certaine complexité d’une évasion d’un petit groupe parmi d’autres prisonniers. A partir de cette configuration wagon/prisonniers/évasion et la courte mais néanmoins puissante réflexion du rescapé qui raconte son périple, il a pu intégrer à l’histoire bien plus d’enjeux que les simples questions de survie et d’enfermement, déjà pertinentes.

QUELQUES INTENTIONS DE L’AUTEUR…

La problématique d’entrée dans le film concerne l’enfermement qui est ensuite abordée sous plusieurs angles. Ce qu’on pense dans un premier temps être le principal obstacle à l’évasion, l’enfermement physique, s’efface progressivement pour dévoiler une toute autre problématique celle du conditionnement psychologique. La notion même de survie s’envisage différemment selon les expertises : certains la projettent dans l’action, d’autres dans l’attente. Sur cette même notion les prisonniers sont confrontés à une nouvelle double problématique : concevoir leur survie selon leur appréciation en tenant compte ou non, du sort des autres prisonniers.
La notion de liberté est également omniprésente dans le film, elle implique la possibilité d’adhérer ou non à des dogmes, des systèmes politiques, des systèmes de pensées. Le film est par ailleurs, une critique ou plutôt une invitation à la prise de recul sur la démocratie comme modèle de société idéal et incontestable. La loi de la majorité semble être difficile à accepter lorsqu’il s’agit de mettre en danger sa propre vie ou celle d’un autre : quelle en est la limite ?
Le film avant de défendre un point de vue ou de proposer un message, a été pensé et construit comme une invitation à la réflexion et à l’échange, au débat post-visionnage.


Pour vous tenir au courant de l’avancé du projet, rendez-vous sur la page Facebook du film Par Quelque Souterrain Minotaure (ex L’Arrestation.)