Le cinéma est un art et permet la création d’œuvres singulières, qu’on pourrait comparer à des « prototypes » ou à des « modèles uniques ». En France en l’occurrence, les films sont justement défendus en tant qu’œuvres et non comme produits culturels, c’est ce qui caractérise « l’exception culturelle française ».

Seulement, les dispositifs de soutiens proposés par les établissements publics et les collectivités, ont tendance à cloîtrer les œuvres dans des parcours prédéfinis dont il est difficile de sortir ensuite (genre, durée, thématique, circuit de diffusion, exigences de retombées économiques sur les territoires, de valorisation du patrimoine, etc.).

Pour respecter au mieux cette notion d’oeuvre, la production barbare se veut ouverte à tous types d’oeuvres sonovisuelles*, y compris celles peu ou pas prises en compte par le « marché ». Elle déploie des moyens et ressources conventionnels et alternatifs, permettant notamment aux auteurs de changer le fond et la forme des œuvres à mesure qu’elles se pensent et se construisent.

La production barbare c’est donc d’abord, une manière de revendiquer le caractère non commercial et non concurrentiel des œuvres, en fabriquant des films portés par une structure à but non lucratif et gérée de façon désintéressée.

 

La production barbare c’est ensuite, l’ouverture à toutes les manières différentes de présenter les oeuvres, d’envisager leur fabrication et de les diffuser. Elle s’ouvre donc aussi à des artistes, auteurs et producteurs, installés ou non, qui ne sont pas ou peu pris en compte par l’ensemble des dispositifs de soutien.

 

La production barbare c’est enfin, une gestion intelligente et responsable des moyens de fabrication des oeuvres. Elle vise donc à minimiser les coûts de fabrication en prônant la gestion économe de budgets, en bannissant le gaspillage, en privilégiant la proximité, en encourageant le travail collaboratif et solidaire : plusieurs têtes pensantes valent mieux qu’une. A travers des partenariats avec des entreprises et des associations, la production barbare implique différents acteurs de différents secteurs dans la création des œuvres, favorisant un maillage sur le territoire propice à sensibiliser le public sur l’art et le cinéma.

Elle est d’utilité sociale.

Axée davantage sur les œuvres courtes, format de prédilection de l’association, la Production Barbare est dirigée par les membres du bureau et du conseil d’administration de PLC..

Pour tendre vers une autonomie financière plus grande, elle diversifie ses ressources, notamment par le mécénat culturel et par l’acquisition de matériel.

A travers cette action, PLC souhaite :

  • Diversifier les « manières de fabriquer » (écrire, produire, réaliser, diffuser) des œuvres sonovisuelles*
  • Encourager un autre modèle de production privilégiant l’artistique à l’industrie
  • Promouvoir la production associative et donc la gestion désintéressée
  • Préserver au mieux l’intégrité artistique des auteurs/artistes et des œuvres, valoriser leur démarche
  • Considérer les films dits « sauvages » comme des œuvres artistiques à part entière
  • Favoriser l’expérimentation artistique et la recherche dans toutes les phases de fabrication des œuvres
  • Défendre des films qui portent des regards critiques sur le monde et stimulent la réflexion chez le spectateur
  • Permettre aux producteurs de concevoir la fabrication d’une œuvre en dehors de tout objectif de rentabilité et de lucrativité, donc de valoriser sa démarche artistique
  • Encourager les rapports d’entraide entre le producteur et les équipes techniques et artistiques

* néologisme utilisé pour définir les œuvres composées de son et d’images en mouvement qui incluent le cinéma, l’audiovisuel, l’art vidéo et d’autres moyens d’expression répondant à ces mêmes critères.


Pour en savoir plus, téléchargez le document suivant : Conditions de candidature à la Production Barbare PLC
Si vous souhaitez soumettre un projet à l’association, n’hésitez pas à nous l’envoyer par mail à productions@planlibrecreations.fr